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Généreuse flore du Brésil et de la forêt amazonienne

Cette semaine, nous partons à la découverte des rituels de beauté originaires des coutumes et traditions de l’Amérique du Sud. Pour commencer, nous vous invitons à une immersion dans l’univers mystique et sensuel de la forêt amazonienne, et des secrets de beauté légendaires des sublimes femmes brésiliennes.

Igarapés (Bras du fleuve qui relie entre eux les affluents de l'Amazone)

Igarapés (Bras du fleuve qui relie entre eux les affluents de l'Amazone)

Le patrimoine naturel brésilien est sans doute l’un des plus généreux de la planète : la forêt amazonienne couvre en effet 64 % de la superficie du pays. Il s’agit du plus vaste écosystème forestier tropical du monde avec 3 700 000 km2 (1/3 des forêts tropicales de la planète). Un royaume végétal et animal qui recèle d’innombrables trésors pour l’homme en matière de santé et de beauté. Les plantes, fleurs et fruits issus de la luxuriante forêt offrent aux brésiliennes des propriétés d’une richesse inégalée pour s’embellir et prendre soin de leur peau et de leur chevelure.

Si la cosmétique brésilienne commence aujourd’hui à investir les points de vente en Europe, c’est parce qu’elle puise au cœur de cette richesse originelle une multitude d’ingrédients aux actifs de choix. Des crèmes, des baumes, des laits et des huiles offrent des textures et des parfums originaux et délicieux qui invitent au plaisir et à la volupté des sens. Le concept est d’autant plus novateur qu’il s’appuie sur le développement durable, la protection de l’environnement et le respect du travail des différentes communautés traditionnelles du pays.*

Découvrons sans plus tarder quelques uns des ingrédients naturels à l’origine des rituels ancestraux de beauté au Brésil :

Le produit phare est sans doute la Castanha do Parà, ou Noix du Brésil. C’est une espèce quasiment sacrée pour les peuples de la forêt amazonienne, utilisée depuis des siècles par les tribus indigènes et par les Caboclos (métissage de portugais et d’indiens) pour produire des aliments, des savons et des remèdes. L’arbre dont elle est issue est un trésor de la nature qui peut atteindre 50 mètres de haut et vivre jusqu’à 2000 ans.  C’est aujourd’hui une espèce menacée d’extinction et hautement protégée par la loi.

Les Noix du Brésil ont depuis de nombreuses années conquis le monde et représentent aujourd’hui une source de revenus importante pour la forêt, grâce à leur exportation. Elle sont utilisées sous forme d’extrait et d’huile pour fabriquer des produits cosmétiques en raison de leurs propriétés émollientes, adoucissantes, hydratantes et lubrifiantes. Parfaites pour le soin du cheveu, auquel elles redonnent brillance, souplesse et douceur, elles sont également utilisées pour hydrater et éviter le dessèchement de la peau, en la laissant douce et veloutée.

Castanha do Parà

Castanha do Parà

Un autre arbre majestueux est l’Andiroba (carapa guianensis), ou Touloucouna, considéré comme l’un des arbres les plus nobles d’Amazonie. Vénéré par les indigènes pour ses vertus médicinales, le broyage des graines pour en extraire l’huile doit être fait selon leur coutume par quelqu’un dont l’âme est pure, libre de tout sentiment néfaste. Ses graines et ses fruits distillés produisent en effet une huile nourrissante et revigorante, idéales pour les peaux sèches et les cheveux desséchés, très appréciée aujourd’hui en cosmétique.

Andiroba

Andiroba

Graines d'Andiroba

Graines d'Andiroba

Le Cupuaçu, un parent du cacao, était utilisé par les indiens Tikuna pour des rituels et des cures. Le beurre fabriqué à partir du noyau offre des propriétés repulpantes et réparatrices exceptionnelles qui permettent de rétablir l’élasticité et la douceur de la peau. Il absorbe l’eau pour une action apaisante et hydratante intense, sans pareil pour soulager les brûlures et les peaux sèches et fragilisées. Les propriétés exceptionnellement repulpantes et réparatrices du beurre de Cupuaçu contribuent également à lisser les rides et soigner les cheveux très secs.

Les fruits du Cupuaçu

Les fruits du Cupuaçu

Le palmier Buriti (Mauritia vinifera) est une espèce typique des palmiers des berges des zones marécageuses. Dans le langage des indiens Tupi-Guarani, son nom veut dire « celui qui contient de l’eau ». Toutes les parties de l’arbre peuvent être utilisées, que ce soit pour la construction des habitats et des toits, la médecine, l’alimentation… Des chercheurs brésiliens affirment même que consommer les fruits frais du palmier Buruti constitue la meilleure source naturelle alimentaire de provitamine A au Brésil. L’huile extraite de ses fruits est prisée en cosmétique car elle est riche en acides gras et a des propriétés émollientes qui rendent la peau et les cheveux doux et soyeux.

Palmiers Buriti

Palmiers Buriti

Fruit du Buriti

Fruit du Buriti

Le Breu Branco est un autre secret de la forêt amazonienne jusqu’alors réservé aux indigènes. Son nom ô combien poétique nous évoque d’emblée le mystère qui émane de la forêt vierge et ses joyaux. Cette résine à l’arôme intense et agréable extraite de l’arbre du même nom, de la famille des Burséracées (Protium Pallidum), le Breu Branco sert notamment d’encens aux indiens lors de leurs rituels, pour éloigner les mauvais esprits et s’attirer les faveurs des bons. L’essence extraite du Breu Branco remporte un grand succès en parfumerie grâce à son parfum suave qui rappelle des sensations originelles et primitives et éveille les sens.

Précieuse sève du Breu Branco

Précieuse sève du Breu Branco

Le Maracujà est une belle plante qui grimpe le long des arbres, et produit des fruits ronds comme des oranges dont le goût est très apprécié. L’huile de Maracujà contribue quant à elle à restaurer la couche lipidique de la peau en lui rendant sa douceur et sa souplesse. Son parfum vitaminé est également très agréable.

Fruits du Maracujà (ou fruit de la passion)

Fruits du Maracujà (ou fruit de la passion)

Le Mate verde (Olex Brasiliensis), ou maté vert, est l’un des nombreux autres trésors de la flore brésilienne. C’est un puissant stimulant de l’activité physique et mentale qui agit sur les nerfs, les muscles, et favorise le travail intellectuel. Les peuples indigènes en consommaient autrefois sous forme d’infusion pour ses qualités gustatives et son pouvoir d’augmenter la résistance physique tout en diminuant la sensation de faim.  Mais le Mate Verde est également utilisé traditionnellement pour la toilette et pour embellir la peau et les cheveux. Sa teneur riche en tanins lui confère un grand pouvoir astringent et procure à la peau une agréable sensation de fraîcheur.

Mate verde

Mate verde

Le palmier Murmuru donnent des fruits qui renferment des graines précieuses. L’huile extraite des graines du Murmuru est utilisée par les communautés indiennes dans le traitement des cheveux. Sa composition équilibrée en acides gras les hydrate et les protège, tout en les rendant souples et éclatants de santé. L’huile des graines de Murmuru, ainsi que le beurre de Murmuru fabriqué à partir des graines sont particulièrement recommandés pour traiter les cheveux ternes et abîmés, mais leur action émolliente aide également la peau à conserver son humidité en formant sur elle une pellicule protectrice.

Graines de Murmuru

Graines de Murmuru

Même si la conception de la beauté brésilienne rime parfois avec chirurgie plastique et exubérance, il n’en reste pas moins que les femmes du Brésil puisent toujours dans les soins de beauté ancestraux pour révéler leur éclat naturel.

Elles accordent une attention toute particulière au soin de leurs cheveux. Souvent longs, volumineux et bouclés, ils ont besoin d’être hydratés intensément et régulièrement. Parmi les précieux végétaux présentés ci-dessus, elles utilisent notamment le beurre de Castanha do Parà, de Cupuaçu, ainsi que les huiles de Murmuru ou de Buriti pour réaliser des masques destinés à sublimer naturellement leur chevelure.

Certaines Brésiliennes pratiquent également le traditionnel bain odorant, parfumé de plantes et d’essences aromatiques, qui leur rappelle l’univers mystique et sensuel de la forêt amazonienne. Elles transforment ainsi le moment de la toilette en un véritable moment de ressourcement et de bien-être. La senteur suave et unique de la résine du Breu Branco apporte au rituel du bain une tonalité subtile, délicate et mystérieuse.

Les Brésiliens aiment également se parfumer, et optent pour des senteurs fraîches et sucrées ou des effluves boisées et piquantes rappelant la forêt, telles que la résine du Breu Branco peut en offrir ou encore le Priprioca du Brésil (cyperus articulata), une espèce de jonc dont les racines cachent un parfum rare et frais, très surprenant pour l’odorat.

Découvrez toute cette semaine d’autres secrets de beauté d’Amérique du Sud sur notre blog

Sources :
www.yannarthusbertrand2.org

Article La beauté à l’heure du Brésil (*), sur www.doctissimo.fr

www.naturabrasil.fr

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Le point sur les labels et l’appellation « BIO » en cosmétique

Chacun se fait une idée du « BIO », mais cette appellation n’est pas toujours réglementée. Elle ne l’est pas dans le secteur cosmétique par exemple. Alors, comment faire confiance aux produits cosmétiques bio ? Le seul gage de confiance, ce sont les labels, qui répondent à des cahiers des charges limitant les risques.  Mais là encore, pas facile de s’y retrouver !

Pour mieux comprendre la signification des différents labels et mieux consommer, en accord avec vos convictions et vos souhaits, suivez le guide de green beauté :

NATURE ET PROGRES : du 100 % bio !


Logo_nature_progres

Nature et progrès est une association qui regroupe des consommateurs et des professionnels œuvrant pour le développement de l’agriculture biologique dans le respect de la vie, de l’environnement et de la justice sociale. Le label Nature et Progrès, créé en 1998, est le plus intransigeant :

  • 100 % des ingrédients naturels végétaux et animaux (miel, lait et œuf uniquement) sont certifiés bio,
  • 0 % de produits de synthèse,
  • Les emballages et suremballages sont biodégradables ou recyclables,
  • Aucun test sur les animaux.

Le référentiel du label pose aussi des conditions sur le transport et la transformation. On trouve généralement les produits labellisés dans les boutiques bio et sur les sites de vente en ligne de produits biologiques. Ce label a tout pour convaincre les acteurs les plus engagés dans le développement durable !

Site web : www.natureetprogres.org

NATURLAND : première place ex-aequo avec du 100 % bio !

naturland

Naturland est fondé en Allemagne en 1982. Aujourd’hui, c’est la plus importante organisation de l’agriculture biologique dans le monde entier. On peut faire une confiance totale à ce label, qui offre les mêmes garanties que Nature et Progrès, notamment :

  • 100% d’ingrédients naturels végétaux et animaux certifiés bio,
  • 0 % de produits de synthèse,
  • Des emballages et suremballages biodégradables ou recyclables.

ECOCERT : très exigeant à tous les niveaux, et le pourcentage en bio est marqué sur l’étiquette !

 
ECOCERT est un organisme français de certification reconnu par les pouvoirs publics. Deux labels ECOCERT existent depuis 2002 :

ecocert-bio

Le label BIO qui garantit :

  • Au moins 95% d’ingrédients naturels ou d’origine naturelle sur le total des ingrédients (y compris l’eau),
  • Au moins 95 % d’ingrédients certifiés bio sur le total des ingrédients végétaux,
  • Au moins 10 % d’ingrédients certifiés bio dans le produit fini.

ecocert-cosmetique-ecologique

Le label ECO qui garantit :

  • De 50 à 94 % du total des ingrédients issus de l’agriculture biologique,
  • 95 % d’ingrédients végétaux.

Sont exclus :

  • Les ingrédients d’origine animale,
  • Les ingrédients de synthèse (sauf quelques-uns encore indisponibles sous forme naturelle),
  • Les OGM…

Le vrai plus pour le consommateur, c’est qu’il connaît la teneur exacte de produits bio  contenu dans le produit qu’il achète car le label exige que le pourcentage soit précisé sur l’étiquetage. Le contrôle porte sur l’ensemble de la filière jusqu’au produit fini et s’inscrit dans une réelle démarche de respect de l’environnement.

Site web : www.ecocert.fr

L’organisme de contrôle d’ECOCERT a collaboré à l’élaboration d’une autre charte, équivalente en ternes de garanties :

COSMEBIO : une valeur sûre… même niveau de confiance qu’ECOCERT

La charte COSMEBIO est née d’une collaboration entre professionnels des cosmétiques désireux de s’engager sur le terrain écologique et biologique. Elle comprend deux labels s’appuyant sur un cahier des charges déposé au Ministère de l’ Industrie en 2002 :

Logo_cosmebio

Le label BIO de COSMEBIO offre les mêmes garanties que le label BIO d’ECOCERT (Voir ci-dessus), notamment la mention de la teneur exacte en produits bio.

Cosmeco

Le label ECO garantit une composition de :

  • 95% d’ingrédients d’origine naturelle,
  • 50% d’ingrédients végétaux certifiés bio,
  • 5% d’ingrédients certifiés bio dans le produit fini.

… et des emballages et suremballages biodégradables ou recyclables.

Les principaux interdits sont :

  • Les OGM,
  • Les matières issues de l’industrie pétrochimique,
  • Les parfums et colorants,
  • Les tests sur les animaux…

La charte COSMEBIO repose sur une information exhaustive et une transparence sur l’ensemble de la filière. On trouve les produits labellisés dans de nombreux points de vente (y compris en grande distribution), à des prix comparables à ceux des produits similaires sans label. Le consommateur est valorisé et respecté, tout comme l’environnement, alors aucune raison de se priver !

Site Web : www.cosmebio.org

COSMOS : le dernier né, destiné à remplacer bientôt COSMEBIO et ECOCERT

COSMOS est un jeune logo européen qui labellisera ses premiers produits à l’automne 2009. Il est né de l’association de plusieurs organismes dont BDIH, COSMEBIO, ECOCERT, et d’autres labels européens. Il est amené à les remplacer d’ici 2012.

Côté garanties :

  • La chimie de synthèse est limitée à 5%,
  • 20 % du produit fini doit être certifié bio (eau non comprise), sauf pour les lotions (10%),
  • 95% des ingrédients végétaux sont d’origine biologique,
  • 0% d’ingrédients de synthèse (2% de produits listés seront encore tolérés pendant la période de transition de 3 ans, afin de permettre aux fabricants d’adapter leurs formules et de trouver des solutions de remplacement)
  • Les emballages et suremballages doivent être biodégradables ou recyclables.

Sont interdits :

  • Les ingrédients d’origine animale,
  • Les tests sur les animaux,
  • Les OGM…

Ce label est rigoureux, sauf peut-être en ce qui concerne les 5 % de transformation chimique autorisée, mais il est cependant digne de confiance, car il oblige à indiquer le pourcentage sur l’emballage du produit cosmétique bio, et son référentiel comporte des critères concernant l’utilisation de la chimie verte et l’usage de sources d’énergie renouvelable.

Site Web : www.cosmos-standard.org

NATRUE : pas très clair… fiez-vous au nombre d’étoiles, comme au restaurant !


natrue

NaTrue est un label européen lancé en 2008 sur l’initiative d’un groupe de fabricants de cosmétiques naturels et biologiques.

Son cahier des charges exige :

  • 19% d’ingrédients certifiés bio dans le produit fini,
  • Des emballages et suremballages biodégradables ou recyclables,
  • Aucun parfum ni colorant de synthèse,
  • Pas d’OGM…

Les critères du label NaTrue ont beau être stricts et transparents, ce dernier sème la confusion en comportant trois niveaux de certification :

  • Cosmétiques naturels (*),
  • Cosmétiques naturels en partie bio (**),
  • Biocosmétiques (***).

Les garanties sur la composition des produits varient selon le niveau de label accordé, et le taux de produits de synthèse peut finalement être très important !

Le problème majeur de ce label est son manque de clarté, et son référentiel ne comporte pas de critères sur les impacts liés au transport des matières premières ou à l’énergie nécessaire pour la fabrication.
Il concerne environ une centaine de produits pour l’instant, essentiellement sur le marché allemand.

Site Web : www.natrue-label.fr

BDIH : des produits naturels certes, mais pas forcément bio !


BDIH

BDIH est une fédération allemande de marques pharmaceutiques et d’industries qui crée en 1996 un groupe de cosmétiques dits « naturels ». Ce label est assez présent en France, en particulier dans les boutiques et supermarchés bio.

Un cahier des charges établit les règles en termes de composition et de production de produits de beauté naturels, et exige :

  • Des principes de formulation naturelle, végétale ou minérale,
  • Une utilisation limitée des conservateurs (devant être mentionnés),
  • Aucun colorant ou parfum de synthèse,
  • Aucun test sur les animaux…

Mais attention : il ne garantit en aucun cas des formulations à base d’ingrédients issus de l’agriculture biologique ou d’origine équitable : il les préconise seulement. Et les critères écologiques concernant les emballages, le transport ou la transformation sont facultatifs.

Site Web : BDIH

Éco-label européen (shampooing et savon) : meilleur pour l’environnement


ecolabel

Les produits conformes à l’éco-label européen garantissent un impact réduit sur l’environnement tout au long de leur cycle de vie avec un niveau de performance égal aux produits classiques, mais attention : ils ne sont pas forcément formulés à base d’ingrédients naturels.

SOURCES :

Bioreflexe.com

Mescoursespourlaplanete.com

Cosmetique-bio-and-co.com


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