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Le point sur les labels et l’appellation « BIO » en cosmétique

Chacun se fait une idée du « BIO », mais cette appellation n’est pas toujours réglementée. Elle ne l’est pas dans le secteur cosmétique par exemple. Alors, comment faire confiance aux produits cosmétiques bio ? Le seul gage de confiance, ce sont les labels, qui répondent à des cahiers des charges limitant les risques.  Mais là encore, pas facile de s’y retrouver !

Pour mieux comprendre la signification des différents labels et mieux consommer, en accord avec vos convictions et vos souhaits, suivez le guide de green beauté :

NATURE ET PROGRES : du 100 % bio !


Logo_nature_progres

Nature et progrès est une association qui regroupe des consommateurs et des professionnels œuvrant pour le développement de l’agriculture biologique dans le respect de la vie, de l’environnement et de la justice sociale. Le label Nature et Progrès, créé en 1998, est le plus intransigeant :

  • 100 % des ingrédients naturels végétaux et animaux (miel, lait et œuf uniquement) sont certifiés bio,
  • 0 % de produits de synthèse,
  • Les emballages et suremballages sont biodégradables ou recyclables,
  • Aucun test sur les animaux.

Le référentiel du label pose aussi des conditions sur le transport et la transformation. On trouve généralement les produits labellisés dans les boutiques bio et sur les sites de vente en ligne de produits biologiques. Ce label a tout pour convaincre les acteurs les plus engagés dans le développement durable !

Site web : www.natureetprogres.org

NATURLAND : première place ex-aequo avec du 100 % bio !

naturland

Naturland est fondé en Allemagne en 1982. Aujourd’hui, c’est la plus importante organisation de l’agriculture biologique dans le monde entier. On peut faire une confiance totale à ce label, qui offre les mêmes garanties que Nature et Progrès, notamment :

  • 100% d’ingrédients naturels végétaux et animaux certifiés bio,
  • 0 % de produits de synthèse,
  • Des emballages et suremballages biodégradables ou recyclables.

ECOCERT : très exigeant à tous les niveaux, et le pourcentage en bio est marqué sur l’étiquette !

 
ECOCERT est un organisme français de certification reconnu par les pouvoirs publics. Deux labels ECOCERT existent depuis 2002 :

ecocert-bio

Le label BIO qui garantit :

  • Au moins 95% d’ingrédients naturels ou d’origine naturelle sur le total des ingrédients (y compris l’eau),
  • Au moins 95 % d’ingrédients certifiés bio sur le total des ingrédients végétaux,
  • Au moins 10 % d’ingrédients certifiés bio dans le produit fini.

ecocert-cosmetique-ecologique

Le label ECO qui garantit :

  • De 50 à 94 % du total des ingrédients issus de l’agriculture biologique,
  • 95 % d’ingrédients végétaux.

Sont exclus :

  • Les ingrédients d’origine animale,
  • Les ingrédients de synthèse (sauf quelques-uns encore indisponibles sous forme naturelle),
  • Les OGM…

Le vrai plus pour le consommateur, c’est qu’il connaît la teneur exacte de produits bio  contenu dans le produit qu’il achète car le label exige que le pourcentage soit précisé sur l’étiquetage. Le contrôle porte sur l’ensemble de la filière jusqu’au produit fini et s’inscrit dans une réelle démarche de respect de l’environnement.

Site web : www.ecocert.fr

L’organisme de contrôle d’ECOCERT a collaboré à l’élaboration d’une autre charte, équivalente en ternes de garanties :

COSMEBIO : une valeur sûre… même niveau de confiance qu’ECOCERT

La charte COSMEBIO est née d’une collaboration entre professionnels des cosmétiques désireux de s’engager sur le terrain écologique et biologique. Elle comprend deux labels s’appuyant sur un cahier des charges déposé au Ministère de l’ Industrie en 2002 :

Logo_cosmebio

Le label BIO de COSMEBIO offre les mêmes garanties que le label BIO d’ECOCERT (Voir ci-dessus), notamment la mention de la teneur exacte en produits bio.

Cosmeco

Le label ECO garantit une composition de :

  • 95% d’ingrédients d’origine naturelle,
  • 50% d’ingrédients végétaux certifiés bio,
  • 5% d’ingrédients certifiés bio dans le produit fini.

… et des emballages et suremballages biodégradables ou recyclables.

Les principaux interdits sont :

  • Les OGM,
  • Les matières issues de l’industrie pétrochimique,
  • Les parfums et colorants,
  • Les tests sur les animaux…

La charte COSMEBIO repose sur une information exhaustive et une transparence sur l’ensemble de la filière. On trouve les produits labellisés dans de nombreux points de vente (y compris en grande distribution), à des prix comparables à ceux des produits similaires sans label. Le consommateur est valorisé et respecté, tout comme l’environnement, alors aucune raison de se priver !

Site Web : www.cosmebio.org

COSMOS : le dernier né, destiné à remplacer bientôt COSMEBIO et ECOCERT

COSMOS est un jeune logo européen qui labellisera ses premiers produits à l’automne 2009. Il est né de l’association de plusieurs organismes dont BDIH, COSMEBIO, ECOCERT, et d’autres labels européens. Il est amené à les remplacer d’ici 2012.

Côté garanties :

  • La chimie de synthèse est limitée à 5%,
  • 20 % du produit fini doit être certifié bio (eau non comprise), sauf pour les lotions (10%),
  • 95% des ingrédients végétaux sont d’origine biologique,
  • 0% d’ingrédients de synthèse (2% de produits listés seront encore tolérés pendant la période de transition de 3 ans, afin de permettre aux fabricants d’adapter leurs formules et de trouver des solutions de remplacement)
  • Les emballages et suremballages doivent être biodégradables ou recyclables.

Sont interdits :

  • Les ingrédients d’origine animale,
  • Les tests sur les animaux,
  • Les OGM…

Ce label est rigoureux, sauf peut-être en ce qui concerne les 5 % de transformation chimique autorisée, mais il est cependant digne de confiance, car il oblige à indiquer le pourcentage sur l’emballage du produit cosmétique bio, et son référentiel comporte des critères concernant l’utilisation de la chimie verte et l’usage de sources d’énergie renouvelable.

Site Web : www.cosmos-standard.org

NATRUE : pas très clair… fiez-vous au nombre d’étoiles, comme au restaurant !


natrue

NaTrue est un label européen lancé en 2008 sur l’initiative d’un groupe de fabricants de cosmétiques naturels et biologiques.

Son cahier des charges exige :

  • 19% d’ingrédients certifiés bio dans le produit fini,
  • Des emballages et suremballages biodégradables ou recyclables,
  • Aucun parfum ni colorant de synthèse,
  • Pas d’OGM…

Les critères du label NaTrue ont beau être stricts et transparents, ce dernier sème la confusion en comportant trois niveaux de certification :

  • Cosmétiques naturels (*),
  • Cosmétiques naturels en partie bio (**),
  • Biocosmétiques (***).

Les garanties sur la composition des produits varient selon le niveau de label accordé, et le taux de produits de synthèse peut finalement être très important !

Le problème majeur de ce label est son manque de clarté, et son référentiel ne comporte pas de critères sur les impacts liés au transport des matières premières ou à l’énergie nécessaire pour la fabrication.
Il concerne environ une centaine de produits pour l’instant, essentiellement sur le marché allemand.

Site Web : www.natrue-label.fr

BDIH : des produits naturels certes, mais pas forcément bio !


BDIH

BDIH est une fédération allemande de marques pharmaceutiques et d’industries qui crée en 1996 un groupe de cosmétiques dits « naturels ». Ce label est assez présent en France, en particulier dans les boutiques et supermarchés bio.

Un cahier des charges établit les règles en termes de composition et de production de produits de beauté naturels, et exige :

  • Des principes de formulation naturelle, végétale ou minérale,
  • Une utilisation limitée des conservateurs (devant être mentionnés),
  • Aucun colorant ou parfum de synthèse,
  • Aucun test sur les animaux…

Mais attention : il ne garantit en aucun cas des formulations à base d’ingrédients issus de l’agriculture biologique ou d’origine équitable : il les préconise seulement. Et les critères écologiques concernant les emballages, le transport ou la transformation sont facultatifs.

Site Web : BDIH

Éco-label européen (shampooing et savon) : meilleur pour l’environnement


ecolabel

Les produits conformes à l’éco-label européen garantissent un impact réduit sur l’environnement tout au long de leur cycle de vie avec un niveau de performance égal aux produits classiques, mais attention : ils ne sont pas forcément formulés à base d’ingrédients naturels.

SOURCES :

Bioreflexe.com

Mescoursespourlaplanete.com

Cosmetique-bio-and-co.com


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Êtes-vous un éco-citoyen ?

ecocitoyen

Le constat est clair : Par nos modes de vie, nous contribuons tous au réchauffement climatique. Déplacement, habitat, achats, loisirs… Notre vie implique quotidiennement l’émission de gaz à effet de serre.

L’objectif : Réduire au maximum ces émissions avec des petits gestes du quotidien. Tout le monde n’est pas en mesure de se faire construire une maison écolo mais chacun, à son niveau, a des moyens pour devenir un éco-citoyen.
Pour le vérifier, l’équipe de green beauté vous a concocté un petit test, une façon ludique de découvrir les bons gestes à avoir.

Êtes-vous un éco-citoyen ?

1. Pour vous rendre au travail :
A / Vous utilisez systématiquement la voiture
B / Vous essayez de prendre au maximum les transports en commun

2. Vous consommez de la viande :

A / Deux fois par jour
B/ Une fois par jour et parfois moins

3. Vous consommez des fruits et légumes :
A / Selon vos envies, peu importe la saison
B / Uniquement des fruits et légumes de saison, et surtout ceux originaires de votre région

4. Lorsque vous faites vos courses :
A / Vous achetez les articles selon vos besoins sans faire attention aux étiquettes
B / Vous privilégiez les articles avec peu d’emballage, bio et équitables

5. À la caisse, on vous donne deux sacs plastiques pour transporter vos courses :
A / Vous acceptez avec plaisir ce geste du commerçant
B / Vous refusez poliment et utilisez votre sac cabas en tissu

6. Pour aller pique-niquer :
A / Vous achetez de la vaisselle jetable
B / Vous utilisez votre propre vaisselle

7. Devant le rayon lessive, vous vous apprêtez à prendre votre assouplissant habituel, prenez vous :

A / Le bidon standard de votre adoucissant préféré
B / Une éco-recharge pour remplir le bidon vide que vous avez à la maison

8. Devant votre boîte aux lettres :

A / Vous êtes ravis d’avoir reçu toutes ces publicités
B / Vous voyez que la publicité a diminué depuis que vous avez mis l’autocollant STOP PUB

9. Vous souhaitez acheter un appareil électroménager, et ce qui va motiver votre choix est :
A / Le design, le prix
B / La faible consommation signalée par le logo A, A+ ou A++

10. Vous achetez un nouvel appareil électroménager alors que l’ancien fonctionne encore :

A / Vous jetez l’ancien modèle
B / Vous le donnez à un proche ou à une association caritative

11. Que mange votre enfant au goûter ?
A / Des gâteaux et barres chocolatées en emballage individuel
B / Un fruit ou un produit légèrement emballé par vos soins

12. Comment imprimez-vous (surtout au travail) ?
A / Vous imprimez tous vos mails et documents afin de les classer ultérieurement dans des dossiers
B / Vous n’imprimez que les documents nécessaires et si possible en recto verso

13. Comment buvez-vous votre café au travail ?
A / Dans un gobelet jetable
B / Dans une tasse réutilisable

14. Buvez-vous :
A / De l’eau minérale en bouteille
B / De l’eau du robinet (Visiter tousecocitoyens56.fr pour se rassurer sur l’eau du robinet)

15. Que faites-vous de vos déchets ?
A / Vous les jetez tous dans la même poubelle, c’est moins compliqué
B / Vous avez différentes poubelles afin de faire le tri

16. Comment vous lavez-vous quotidiennement ?
A / Vous aimez vous délasser dans une longue douche ou un bain
B / Vous prenez des douches rapides en utilisant un stop douche quand vous vous savonnez

17. L’éclairage à la maison :
A / Vous achetez les ampoules les moins chères
B / Vous privilégiez les ampoules fluocompactes ou à LED

18. Avez-vous des rideaux aux fenêtres en hiver ?
A / Sûrement pas, ça prend la poussière
B / Certainement, car ça garde la chaleur

19. Pour le ménage, qu’utilisez-vous ?

A / Des lingettes jetables car c’est super pratique
B / Une éponge avec de l’huile de coude et des détergents non toxiques comme le vinaigre blanc et le bicarbonate de soude

20. Quel sport ou loisir pratiquez-vous ?
A / Le quad, le jet ski, la moto
B / La randonnée, le tennis, le footing…..

Maintenant, faites le décompte du test :

  • Si vous avez une majorité de A, vous êtes peut-être déjà sensible au discours écologique mais vous pouvez encore faire mieux. En prenant soin chaque jour de votre environnement, vous contribuez au bien-être de votre planète.
  • Si vous avez une majorité de B, vous êtes déjà acteur du développement durable, félicitations ! Continuez sur cette lancée et faites des adeptes autour de vous.

Et pour découvrir plein de trucs et astuces qui permettent à chacun de préserver l’environnement, rendez-vous sur le site Ecolotrucs.com

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Entreprises responsables : le vote des internautes

Barometre Ethique et Environnement

Consoglobe vient de publier son 6e baromètre « Éthique & Environnement » qui reflète l’image des 70 plus grandes entreprises auprès des internautes. Pas moins de 30 000 votes ont été enregistrés sur une période de 6 mois ! Un sondage important qui a permis d’établir un classement des industriels jugés les plus responsables et durables :

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La fin du GREENWASHING ?

greenwashing


Pour limiter l’abus d’arguments écologiques dans les messages publicitaires (pratique appelée « greenwashing »), l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP) vient de remettre sa dernière « recommandation développement durable ». Toujours dans l’objectif de respecter davantage le consommateur, l’environnement, et les engagements du Grenelle, voici les nouvelles règles auxquelles devront se plier les publicitaires à partir du 1er octobre prochain :

1. La prise en compte des cycles de vie : si un produit est présenté comme plus écologique parce qu’il intègre des pièces recyclables, le message devra être explicite, de façon à ne pas laisser penser au public que le produit présente des plus-values écologiques également au niveau de sa phase de consommation.

2. Les auto-déclarations environnementales : dans un contexte de grand foisonnement des logos, distinctions, prix, et autres cautions, le nouveau texte souligne la nécessité d’une meilleure identification et explicitation de ces signes. Par exemple si une marque crée son propre logo, elle devra le mentionner pour éviter toute confusion dans l’esprit du consommateur.

3. La présentation de dispositifs complexes : une marque ne pourra plus simplifier à l’extrême un concept complexe. Par exemple, si un constructeur automobile compense ses émissions carbone, il ne pourra pas prétendre que ses véhicules ne rejettent pas de CO2.

4. La visualisation : un objet ne pourra plus être représenté sous la forme d’un animal ou d’un végétal (ex : un oiseau ne pourra plus figurer un avion).

5. Les prototypes, les rêves : si une marque présente un prototype dans une publicité, elle devra le présenter comme tel, sans que le public puisse penser que le produit est commercialisé.

6. Du corporate au produit : pas de conflit d’intérêt. Il ne sera plus toléré d’invoquer de quelconques actions en faveur de l’environnement pour dissimuler la vérité sur l’origine de ses produits.

7. Enfin, on ne pourra plus dévaloriser par la publicité la gravité des enjeux liés au développement durable. Négliger les effets du réchauffement climatique par l’humour, par exemple, sera sévèrement réprimé.

Plus d’infos sur le site de l’ARPP

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