
Pour limiter l’abus d’arguments écologiques dans les messages publicitaires (pratique appelée « greenwashing »), l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP) vient de remettre sa dernière « recommandation développement durable ». Toujours dans l’objectif de respecter davantage le consommateur, l’environnement, et les engagements du Grenelle, voici les nouvelles règles auxquelles devront se plier les publicitaires à partir du 1er octobre prochain :
1. La prise en compte des cycles de vie : si un produit est présenté comme plus écologique parce qu’il intègre des pièces recyclables, le message devra être explicite, de façon à ne pas laisser penser au public que le produit présente des plus-values écologiques également au niveau de sa phase de consommation.
2. Les auto-déclarations environnementales : dans un contexte de grand foisonnement des logos, distinctions, prix, et autres cautions, le nouveau texte souligne la nécessité d’une meilleure identification et explicitation de ces signes. Par exemple si une marque crée son propre logo, elle devra le mentionner pour éviter toute confusion dans l’esprit du consommateur.
3. La présentation de dispositifs complexes : une marque ne pourra plus simplifier à l’extrême un concept complexe. Par exemple, si un constructeur automobile compense ses émissions carbone, il ne pourra pas prétendre que ses véhicules ne rejettent pas de CO2.
4. La visualisation : un objet ne pourra plus être représenté sous la forme d’un animal ou d’un végétal (ex : un oiseau ne pourra plus figurer un avion).
5. Les prototypes, les rêves : si une marque présente un prototype dans une publicité, elle devra le présenter comme tel, sans que le public puisse penser que le produit est commercialisé.
6. Du corporate au produit : pas de conflit d’intérêt. Il ne sera plus toléré d’invoquer de quelconques actions en faveur de l’environnement pour dissimuler la vérité sur l’origine de ses produits.
7. Enfin, on ne pourra plus dévaloriser par la publicité la gravité des enjeux liés au développement durable. Négliger les effets du réchauffement climatique par l’humour, par exemple, sera sévèrement réprimé.
Plus d’infos sur le site de l’ARPP

6 juillet 2009
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